Bienvenue au Guatemala!

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Lac Attitlan, Guatemala

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vendredi 29 mai 2015

Vamos a la escuela


Les vacances, c'est sérieux!  Et des vacances dans un pueblo maya, c'est encore plus sérieux. L'école d'espagnol de San Pedro, située à quelques pas de notre casa, a tout ce qu'il nous faut pour satisfaire "notre sérieux"...


Trois joyeuses écolières quittent le confort de leur "ciel" ce matin, en route vers l'école.  


Suivez la flèche.....

Faut surtout pas se perdre... Lise suit les signes de pistes sur les minuscules sentiers (pas des rues...) qui nous emmènent à l'école, en moins de deux minutes.

La rue de l'école, piétonne et sans nom

Réputée pour être une des trois meilleures écoles d'espagnol en Amérique latine, San Pedro Spnish School nous accueille à bras ouverts.  L'atmosphère est toujours détendue, les professeurs extrêmement sympathiques et plein d'activités pour nous aider à pratiquer l'espagnol le plus possible.



Voici ma professeur d'espagnol: Selia.  Elle a 21 ans, enseigne depuis trois ans à cette école, étudie tous les samedis l'administration à l'Université de San Juan et en plus, est propriétaire d'une tienda, un dépanneur de coin, dans son village de San Juan.  Quand elle enseigne, sa mère la remplace avec grand plaisir au dépanneur. Comment peut-elle occuper tous ces postes?  Elle ne dort pas beaucoup... Et, en plus, elle se marie le 4 juillet.




À neuf heures, elle m'attend au café de l'école : "La puerta" et aussitôt, nous partons à la recherche d'une hutte dans la jungle environnante, sur le bord du lac.  Ce matin, nous ne sommes pas chanceuses.  Toutes les huttes sont occupées.  Elle me confirme qu'il y a beaucoup d'étudiants cette semaine et que les premiers arrivés ont le premier choix.  La plupart des étudiants commencent leurs cours à 8:00.  Pas nous...


La leçon aura donc lieu dans le bâtiment au toit de chaume que l'on aperçoit sur la photo.  Comme par hasard, c'est le bâtiment dans lequel je donne mes cours de français quatre jours par semaine. Attention!  Aujourd'hui, je suis l'étudiante.

Les photos qui suivent ne rendent pas entièrement justice à la beauté exceptionnelle de l'environnement dans lequel nous baignons 5 heures par jour.  Mais, j'ai essayé..  Des sentiers, des salles de classe avec toit de chaume éparpillées dans la jungle environnante, des aires de repos, un restaurant, etc.








Et plusieurs autres seront sous l'eau... bientôt


Nous optons pour trois heures de cours par jour. Par contre, à 17:00, tous les après-midi, nous avons droit à un cours de conversation selon notre niveau. À 18:00, une conférence ou un visionnement de film.  Oui!  Mais, sans obligation bien sûr!


C'est du travail sérieux! Pas des vacances quand même.....

Ce soir, jeudi, c'est la fête...  Cours de salsa!  Lise est à la salsa,  France suit un cours de thailandais....  OUI!  Elle s'est trouvé un professeur de langue thailandaise à l'école d'espagnol de San Pedro.  Et j'enseigne le français. Vive le multiculturalisme!





                                                                  Lise, au cours de salsa

Moi, France, Chusita et Selia, Lise à la caméra

Nous rentrons dans une maison toute propre.  Notre femme de ménage a travaillé tout l'après-midi. Gratitude!

La vie est bonne et ce voyage nous va bien.

Louise


Petite anecdote de la journée :
 
Cet après-midi, je marchais avec Lise au marché extérieur de San Pedro. Nous remplissions nos sacs à dos de fruits frais lorsqu'une jeune femme se dirige directement vers moi. Pas vers Lise.  Un peu gênée, elle s'approche et me dit, en anglais :

-  Madame, j'ai une question à vous poser mais je ne veux pas vous offenser.

- Ca va, lui dis-je.

- Seriez vous la mère de Matt Klinck?

Éberluée, je la regarde tout en lui répondant:

- OUI!  C'est moi.

Lise s'est approchée et observe la scène, éberluée à son tour.  Puis, je me ravise et je lui demande comment elle a su qui j'étais.

Je comprends qu'elle a connu Matthiew quand il est venu à San Pedro l'an dernier et qu'elle a su que sa mère était là.  Elle a donc pris une chance parce qu'elle nous a entendues parler français.

- Ah! est-ce que tu serais Maureen?

-  Oui, c'est moi.

Matthiew m'avait avertie qu'une bonne amie du nom de Maureen vivait à San Pedro.

-  Tu rencontreras Maureen un jour, m'avait dit Matthiew.  Ne force rien!  Le hasard, à San Pedro, fait bien les choses.  Si tu dois la rencontrer, tu la rencontreras.

C'est arrivé aujourd'hui.



mardi 26 mai 2015

Solola

Dimanche matin.

La levée des corps est difficile.  La nuit dernière,  il y avait fête au village et la musique, venue de tous les points cardinaux, a dérangé le sommeil pourtant bien mérité.  Mais à 9:00, l'équipée est prête.  
Nous reprenons le bateau, cette fois-ci, en direction du plus grand village autour du lac:  Panajachel. Notre objectif n'est pas ce village mais plutôt le grand pueblo de Solola situé en haut des montagnes, derrière Panajachel.  En débarquant, des guides nous offrent tous les services touristiques possibles :

-  Chichi?  Mercado?  Solola? Tuk-tuk? Taxi? Shuttle?

Nous optons pour le "chicken bus" qui passe justement sur la rue principale. Il s'arrête pour nous et le conducteur nous invite à monter.

Le bus est rempli à craquer...  J'ai cru, l'espace d'un instant, que nous pourrions rester devant, debout près du conducteur.  Mais non!  Le préposé aux billets nous pousse littéralement vers l'arrière même si cela nous semble impossible.  Le corridor entre les sièges est rempli et les sièges pour deux personnes ont tous au moins trois personnes.

On se faufile de peine et de misère vers l'arrière en poussant plein de gens.  Je m'arrête au tiers du bus lorsqu'une jeune fille d'une dizaine d'années se lève et m'offre son tiers de siège.  Le couple à côté de moi est extrêmement gentil et nous discutons en espagnol durant toute la durée du trajet. Je comprends qu'ils sont en route pour aller visiter leurs enfants qui habitent près de Guatemala city. Ils voyageront ainsi toute la journée.

L'autobus arrêtera encore à deux reprises pour AJOUTER des passagers à son bord.  "Plein à craquer" perd alors tout son sens.  Il faut trouver une expression plus intense...

Le préposé aux billets se met alors au travail. Il doit collectionner l'argent de tous les passagers. N'ayant aucun espace pour se déplacer au sol, il grimpe sur les sièges s'accrochant aux barreaux de métal des portes bagages au dessus des sièges, se déplaçant "comme un singe" au dessus des passagers. Tout un spectacle pour des néophytes comme nous. Il réussit avec brio à faire payer toutes les personnes à bord et à rendre le change. Ce qui semblait être une complète impossibilité et qui le serait chez nous, est possible ici.

Les surprises ne viennent que de commencer.. En débarquant du "chicken bus", nous découvrons une foule inimaginable de mayas rassemblés sur la place centrale. Des centaines et des centaines de femmes et d'hommes habillés dans leur costume traditionnel remplissent le parc et tout l'espace environnant. Nous avons droit à un bain de foule guatémaltèque exceptionnel, un bain culturel extraordinaire qu'il sera difficile d'oublier.





Alors que nous nous faufilons lentement parmi eux, nous essayons de comprendre ce qui se passe. Pourquoi ce rassemblement aujourd'hui? Que se passe-t-il?



Des gens debout sur une estrade parlent haut et fort dans un haut parleur.  Impossible de comprendre un seul mot! Ils utilisent un dialecte maya.  Nous continuons notre quête et apercevons une foule de gens alignés, un derrière l'autre.  Et un peu plus loin, des stands pour voter! Ah! C'est un jour d'élections!

En ligne pour aller voter


Un homme en train de voter

On réussit à se faire expliquer qu'ils votent pour le choix des candidats aux prochaines élections et non pour le vote final. L'atmosphère est un peu tendu mais en même temps tellement typique qu'il est difficile de s'éclipser.




Au moment où je veux photographier un bulletin de vote, j'entends Lise:

- Louise, cache ta caméra.  Ca suffit.  On sort de là.

Elle avait probablement très raison et nous nous éclipsons dans les rues avoisinantes en quête d'un restaurant réconfortant.  Difficile aujourd'hui.  Tout est fermé!  Mais, la chance nous poursuit et c'est France qui déniche cet hôtel presque 4 étoiles dans lequel nous sommes les seules clientes.

Elle opte pour le déjeuner "especial":  oeufs, saucisses, fèves rouges en purée, fromage et tortillas fraîchement cuites en guise de pain.  Lise demande un "hamburger", son premier hamburger en terre guatémaltèque et je dégusterai une magnifique assiette de fruits, de yogourt et de granola.   En plus de manger à notre faim, nous apprécions ces moments à l'abri de la foule, dans ce petit oasis de paix.


Après le repas, nous sommes prêtes pour un second bain de foule et il aura lieu sur la place du marché de Solola. Il est 14 heures.  Les vendeurs sont déjà en train de plier bagages. Nous achetons tout de même des tomates, des fraises et un bel ananas.  France nous fait remarquer à quel point les vendeurs vendent tous les mêmes denrées périssables.  D'un marché à l'autre, les mêmes fruits, les mêmes légumes.  Ici, on vend ce qui pousse en saison.  Pas d'arrivage des États-Unis ou d'ailleurs...

Sacs au dos, nous demandons le bus vers Panajachel.  Il est justement là, devant nous.

Dans le "chicken bus", certains se reposent
Moins rempli cette fois, il redescend la montagne vers Panajachel. Nous arrivons juste à temps pour le bateau en direction de San Pedro.  En cette fin d'après-midi, le lac est plus agité et le bateau cogne fort sur les vagues. Heureusement, nous avons le siège arrière.


Je sens que nous sommes devenues, en ce court laps de temps, des habituées du coin.  Une preuve? Les conducteurs de tuk-tuks nous reconnaissent et ne nous demandent plus si nous désirons rentrer en tuk-tuk.  Nous rentrons à pied, heureuses de pouvoir aller nous reposer dans "notre ciel", notre terrasse sur le toit.

Le ciel, les dimanches après-midi, est un peu bruyant. Il y a un barbecue agité au resto d'à côté et, en plus, le tonnerre commence à gronder.

C'est la saison des pluies...




dimanche 24 mai 2015

Santiago de Atitlan

Ce matin, c'est en bateau que nous arrivons à Santiago de Atitlan.  Santiago est situé à plusieurs km à droite de San Pedro, dans une grande baie entre deux volcans, le volcan Toliman et le volcan San Pedro.  On peut y accéder par une route rustique qui contourne le volcan San Pedro  mais on nous le déconseille totalement.  On dit partout que des bandits habitent le long de cette route et s'attaquent aux passants.  La semaine dernière, un couple français a voulu faire cette route.  Ils ont dû se payer une escorte policière sur tout le trajet. L'histoire ne dit pas le prix qu'ils ont eu à payer ni l'état dans lequel ils sont arrivés. Nous choisissons le bateau.

Nous quittons San Pedro
Le trajet dure presque 45 minutes parce que le bateau avance lentement.  "Un seul moteur" me dit le conducteur, "il n'y a pas assez de touristes qui viennent à Santiago en payant un bon prix.  Les locaux paient le tiers du prix."

 -  Pas de problème.  Nous avons tout notre temps...

Au débarcadaire, des vendeurs de toutes sortes attendent les touristes...  Il n'y a que nous trois. Assaillies, nous tentons par tous les moyens de nous éclipser mais la tâche est difficile, pratiquement impossible.  Arrivées à une croisée de chemins, nous tournons vers la gauche pour apercevoir le JOUR DU MARCHÉ.
Vous voulez des tomates?  De quelle grosseur? 

Venus de tous les coins environnants, tout le monde a quelque chose à offrir : des denrées de leurs jardins, des objets divers, des viandes,  des tortillas, des papas fritas, etc..  En fait, il y a de tout. Lorsqu'on demande du fromage, on nous pointe une entrée presque secrète derrière laquelle on découvre un autre immense marché, intérieur cette fois.  Immense!  Rempli à craquer!


Marché intérieur (il est immensément plus grand que la photo le démontre)

Nous réussissons à trouver l'église à travers les minuscules sentiers qui sillonnent les innombrables stands.  L'église nous offre un répit bien mérité et combien bénéfique aujourd'hui.  J'ai une pensée pour nos églises québécoises qui disparaissent l'une après l'autre, presque à vue d'oeil... Qu'est-ce qui remplacera ces lieux de rassemblement et ces endroits où l'on pouvait faire une pause dans le calme et la sérénité?

Nous nous éloignons ensuite de la foule en empruntant des rues tortueuses et assez insolites. Tout à coup, une route apparaît à l'horizon, une route qui gravit une montagne.  Nous demandons à une dame dans un espagnol précaire :

-  Où mène cette route?
-  Cementario, nous répond-elle.

C'est exactement là que nous voulons aller...  Un autre endroit calme!

En montant, nous croisons une classe de maternelle qui est venue faire un pique-nique. La vue sur le lac offre un tout autre point de vue et sans réfléchir une seconde, je dis à Lise et France:

- Regardez! Il y a un lac ici!

Les fous rires éclatent...

Il me faut quelques secondes pour réaliser que nous sommes au lac Atitlan.....


Plus loin le cimetière apparait mais il n'est pas si calme...  Plusieurs équipes d'hommes y travaillent.  Il semble être en réparation perpétuelle, sinon "éternelle" puisque les dates indiquant les décès sont presque toutes récentes, du moins depuis les années 80.  Comment fait-on la gestion des cimetières dans ce pays? Intrigue...


Cimetière de Santiago, en haut de la colline

En redescendant, une fresque murale attire notre attention. Dans cette ville, contrairement à San Juan, c'est la seule fresque que nous apercevons. Et c'est un homme qui plante des arbres.  

"L'homme qui plantait des arbres", version guatémaltèque

En repassant par le marché, nous en profitons pour faire les achats nécessaires sans trop alourdir nos sacs à dos...  Notre meilleure trouvaille restera les avocats géants que nous trouvons dans un des étals à l'intérieur. Nous réussissons à comprendre que ces avocats poussent plus près de la côte du Pacifique.  Ici, dans les hauteurs du lac Atitlan, ils sont beaucoup plus petits.

Un avocat de San Pedro et un avocat de Santiago

Nous rentrons en bateau au son du tonnerre et des éclairs mais accostons avant la pluie torrentielle de fin de journée qui arrosera bien généreusement la nature environnante.  

Les fruits et légumes seront heureux! 

Une question trotte dans ma tête :  à qui réussissent-ils à vendre toutes ces denrées?  Chaque famille ou presque possède un ou plusieurs bananiers, des avocatiers, des citronniers, un petit jardin...  La vie n'est pas facile et, en même temps, la nourriture est abondante et délicieusement fraîche.

Et les touristes sont les bienvenus......

Salutations de Santiago de Atitlan!
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vendredi 22 mai 2015

San Juan La Laguna

Située à quelques 3 kilomètres de San Pedro, San Juan est un petit "pueblo"  situé, lui aussi, trop près du lac Atitlan.  Sur ses berges, un restaurant et un jardin de plantes médecinales sont littéralement engloutis par la montée des eaux du lac.  Le village est repoussé vers les hauteurs et l'évidence est très claire à San Juan.

Nous y allons en tuk-tuk.  Le conducteur nous demande un prix "à négocier"..  C'est la coutume.  Pour les trois, on lui donnera environ 5$ canadiens.  Il est tellement content qu'il insiste pour revenir nous chercher.  Mais, nous déclinons l'invitation.
San Pedro-San Juan en tuk-tuk
  Il nous dépose, tel que nous devons l'exiger (il voulait nous déposer dans une boutique d'artisanat du centre-village) à la coopérative de 22 femmes qui cultivent, récoltent, transforment le coton, font des teintures à base de plantes de la montagne, tissent des vêtements, brodent, crochètent..  Un vrai cercle des fermières à la guatémaltèque.  Vous les trouverez sur Internet: www.casaflorixcaco.com

Elles nous reçoivent gentiment dans une maison typique sur une ruelle tranquille.  Elles sont quatre, de tous les âges. L'une d'elles, la plus jeune, commence à peine à nous expliquer le processus de transformation du coton brut lorsque deux groupes de touristes étrangers se pointent pour se joindre à nous.  Un des guides traduit d'une voix extrêmement forte et agressante dans un anglais à peine compréhensible les propos de la jeune dame. Nous sursautons à chaque fois qu'il ouvre la bouche.  Même s'il essaie de baisser le ton, le résultat est exécrable. Alors que nous nous préparons à quitter l'endroit, il se lève et emmène avec lui sa horde de touristes vers une autre destination.  Le calme revient.... heureusement.

La transformation du coton

Après quelques achats mémorables telle la magnifique blouse avec laquelle Lise tombe en amour, littéralement...

et quelques objets qui nous rappelleront notre passage à San Juan La Laguna, nous continuons notre quête,  deuxième objectif en tête:  trouver la chamane du coin!  Une simple petite marche sur une des rues principales accompagnées par une des femmes de la coopérative et nous voilà à la boutique de chandelles de la chamane Feliciane.  Personne au comptoir.  Nous observons, attendons, rien!  On ne force pas ces rencontres...  Nous rebroussons chemin en route, cette fois, vers le restaurant végétarien situé en bordure du village, à environ 1 km de marche.

L'air est bon au Mayachik. La nourriture aussi!  Les cuisiniers cueillent les herbes au jardin afin de nous concocter des plats qui nous mettront l'eau à la bouche.  Le Mayachik accueille des gens de tous les pays pour travailler dans les jardins ou construire de nouvelles chambres dans la jungle environnante.  Nous y rencontrons un couple français-mexicains qui y vit pendant plusieurs semaines. Vous avez le goût d'un séjour tranquille dans un paradis naturel écologique? www.mayachik.com

Une longue marche sur des sentiers de terre battue nous ramène en ville.  Les habitants nous indiquent la route à chaque embranchement... En marchant dans les rues de ce pueblo, nous découvrons son histoire à travers les fresques d'art naif peintes sur les murs des maisons.  Un spectacle de toute beauté dont en voici quelques-unes.

La fabrication de la nourriture de base: les tortillas de farine de mais

Les bébés viennent vraiment dans une feuille de chou....


Le volcan emporte tout sur son passage...

Cérémonie maya


 La journée s'achève au "CIEL",  le mot choisi pour désigner notre terrasse sur le toit de notre maison, en sirotant une bonne bière guatémaltèque froide.  Oups!  Non!  J'ai un cours de français à donner!  J'ai tendance à oublier...  Mon téléphone me le rappelle,  mes amies aussi...  Merci!

On retourne à la maison....









dimanche 17 mai 2015

Changement de la garde....

Un grand changement s'est produit hier.  La vie, par définition, est changement, surtout si elle est vivante...  et si on la laisse vivre.

Mes amies Claude et Dominique ont terminé leur périple "San Pedro" hier.  Elles ont repris un shuttle vers la ville de Antigua, les rapprochant ainsi de l'aéroport de Guatemala city.  Elles sont en route vers le Canada... doucement.
Déjeuner avant le départ de Dominique et Claude

Hier, à midi, nous avons transporté les bagages engrossis d'artisanat guatémaltais vers le bus qui les conduirait à Antigua.  À midi trente, le shuttle d'Anitgua arrive transportant à bord toute une équipée de touristes dont deux autres amies de Gatineau!!  France et Lise sont arrivées à bon port.  Pendant une heure trente,  nous sommes toutes les cinq à déguster un repas dans un resto très local sur le bord du lac.

Au revoir Claude et Dominique!
Quelle chance de se retrouver toutes ensemble!

Bienvenue Lise et France!

Je garde le "bateau".

Je me sens extrêmement privilégiée de recevoir toutes ces amies dans cette maison en forme de bateau s'avançant vers le lac...  C'est plutôt le lac qui s'avance vers le bateau,  tel le Titanic, sa destinée reste très incertaine ces années-ci.  Le niveau du lac ne cesse de monter.  Présentement, elle est un oasis confortable et accueillant.  Lise et France s'y installent tout doucement.


Ce matin, dimanche oblige, (rien n'oblige ici...)  nous essayons de nous tailler une place à l'intérieur de l'église pour le service dominical.  Rien à faire!
En attendant la fin de la messe....
 L'église déborde sur son balcon. Nous optons pour un délicieux smoothie aux fruits extrêmement frais et un tour de marché.  Le dimanche, la vie déborde dans toute sa splendeur, dans toutes les couleurs.

Tradition oblige: La famille s'offre des glaces aromatisées tous les dimanches après la messe
Et ce matin,  les touristes sont ailleurs... Nous sommes les seules touristes parmi la population maya. Nous rentrons les bras et les sacs chargés de fruits et légumes frais qui feront la joie de nos cellules affamées.

Etal de fruits fraichement cueillis
Achats de la journée
La vie est généreuse...





jeudi 14 mai 2015

Les couleurs guatémaltèques

Alors que mes deux amies s'apprêtent à reprendre la route de retour vers le Canada, nous revivons les moments forts de notre périple ensemble.  Parmi les souvenirs qui risquent de nous manquer, c'est tout simplement la couleur.  Le Guatemala est coloré.




Il est vrai qu'on s'habitue à tout, même à la couleur.  Mais les étals de fruits, de légumes, de tissus, d'articles artisanaux, les arbres en fleurs, les costumes traditionnels des habitants... tout est coloré.

Les femmes, les jeunes filles et plusieurs petites filles se vêtent toujours du costume traditionnel extrêmement coloré, tissé, brodé, décoré.  Il s'agit d'une jupe de tissu tissé de grandeur universelle enroulée autour de la taille soutenu savamment par une ceinture tissée et brodée aux couleurs éclatantes.  Le chemisier, tout aussi coloré, tantôt agençant la jupe, souvent entièrement différent est façonné dans un tissu épais tissé à la main et brodé toujours aux couleurs éclatantes. La blouse est portée dans la jupe, toujours.  La longueur de la jupe varie de villages en villages. Ici, à San Pedro. elles sont portées assez longues.
Femmes au marché de San Pedro

Le chapeau, porté seulement ou principalement pour aller à l'église est un grand morceau de tissu tissu coloré plié en plusieurs étapes juste assez grand pour couvrir la tête. Elles marchent la tête haute et droites ces femmes!  Dans le village de Santiago de Atitlan, nous avons déniché un autre style de chapeau traditionnel:  il s'agit d'un très très long ruban tissé de couleur rouge éclatant que les femmes enroulent autour de leur tête et qui forme un très grand chapeau les protégeant des rayons du soleil.

Chapeau traditionnel de Santiago
Les hommes eux, portent le pantalon blanc à rayures noires ou rouges, parfois brodé, parfois non.  Une chemise colorée termine l'habillement traditionnel et un chapeau de cowboy orne le tout. J'avoue que je n'ai vu aucun jeune homme porter ce costume.  L'âge moyen de ceux qui portent ces vêtements est assez élevé.  Il est donc en voie de disparition, ce qui ne semble pas être le cas pour le costume traditionnel des femmes.








Le Guatemala en couleurs....





Le quetzal.  L'oiseau qui a donné son nom à la monnaie du Guatemala



Un des innombrables étals d'artisanat